Le jailbreak se porte bien, et rapporte

Durant la  que vous avez peut-être suivie le grand Jay Freeman, alias Saurik, a annoncé que le  se portait bien, très bien même. C’est en effet dans son t-shirt « Reloading Data » que le hackeur et développeur a donné quelques chiffres relatifs au.

 

Ainsi pas moins de 8 millions de dollars ont été reversés aux développeurs Cydia au cours de l’année dernière. Un chiffre plutôt conséquent quand on sait qu’il existe de très nombreux moyens d’obtenir divers tweaks gratuitement. Egalement Saurik a annoncé qu’en moyenne 1,5 millions d’appareils ouvraient Cydia chaque jour, tous  confondus.

Dernière annonce intéressante : bien que Saurik ait du mal à estimer le nombre d’appareils exact jailbreakés, il affirme qu’au moment de la sortie du logiciel Absinthe 2.0 environ 12% des appareils vendus par Apple étaient déverrouillés.

Le jailbreak ne se porte pas si mal finalement, bien que proposer une solution de jailbreak s’avère être une tâche de plus en plus complexe pour les hackeurs.

source CultOfMac

Saurik défend le Jailbreak légal

En janvier, la EFF (Electronic Frontier Foundation) a demandé de l’aide pour la signature d’une pétition demandant la prolongation d’une décision de la protection des États-Unis sur le droit d’auteur, qui, en 2009, avait déclaré « légal » le . Cette décision dispose d’un délai de validité qui, hélas, arrive à son terme. Saurik, alias, Jay Freeman et connut pour avoir créé Cydia, fait partie des défenseurs du et il explique pourquoi ce dernier doit-être considéré comme légal d’un point de vue juridique. De plus, il soutient la requête de la EFF qui vise à reconduire, pour les prochaines années, la légalité de ce phénomène qui ne doit pas bien plaire à Apple.

Jay Freeman explique sur six pages son point de vue sur le jailbreak. Voici un extrait de sa pensée :

En raison de restrictions imposées par divers fabricants (le sujet principal est le système fermé d’Apple, ndlr), certains développeurs ont voulu aider les gens à s’échapper de ces prisons. Des outils sont utilisés pour permettre aux consommateurs d’installer des logiciels sans limitations techniques (il parle là des tweaks qui permettent d’avoir sur un iPhone de génération N, des fonctions réservées, à titre commercial, aux iPhone N+1 ; comme le pourcentage de batterie sur l’iPhone 3G, ndlr) sans les restrictions imposées par leur système fermé. Selon le type d’appareil et le niveau de contrôle imposé, il est alors nécessaire d’effectuer « le déverrouillage du bootloader » ou   »jailbreak », mais le résultat final est le même.

Ce processus n’est pas facile et exige beaucoup de travail. Les mises à jour des fabricants rendent le travail encore plus complexe, surtout lorsqu’on tente de reprendre un contrôle total sur l’appareil.

En bref, pour Saurik c’est une question de principe : si le dispositif est le mien et que je l’ai payé, je peux faire ce que je veux. L’intégralité du discours peut être lue sur ce lien. On y retrouve notamment la pensée d’autres acteurs de la scène de la programmation ou des éditeurs.

via Iphone3gsystem.com